Observatoire Hippocampe
Lagunes de Méditerranée
CPIE Bassin de Thau / Peau-Bleue


Protocoles

Protocoles actuellement en cours ou qui ont été déployés par le passé dans le cadre du suivi participatif Hippo-THAU

L'ojectif de ce suivi est de rechercher la présence des syngnathidés sur l’ensemble de la lagune de Thau. Il s'agit de déployer des plongées exploratoires tout au long de l'année. A l'issue de chaque plongée, remplissage de la fiche d’observation des syngnathidés disponible dans l'espace "Téléchargement" (même s’il n’y a pas eu d’observation d’hippocampes ou de syngnathes). Le site Internet vous permet de saisir en ligne vos observations et de suivre les plongées effectuées dans le cadre du suivi.

Sur ces photos, les scientifiques de Peau-Bleue peuvent faire des mesures permettant de comparer de façon fine la morphologie des différentes populations (volet "Singularité des hippocampes de Thau). L'objectif est d'étudier la morphométrie des hippocampes mouchetés présents dans la lagune afin d’en établir un profil visuel caractéristique et de comparer ce profil avec d’autres populations en mer et dans d’autres lagunes.

 

Ces enquêtes permettent de recueillir des informations sur les fréquences et les localisations d’observations d’hippocampes. Elles permettent également de sensibiliser les usagers à la fragilité de l'espèce et de leurs habitats.

 

L’année 2017 a permis de tester une nouvelle méthode adaptée à la science participative : l’échantillonnage au haveneau. Cette technique, qui consiste à pousser une sorte de grande épuisette, présente l’avantage d’être accessibles aux non-plongeurs et se révèle en particulier très ludique pour les enfants.

Il s’agit de quantifier, en même temps, l’état d’un herbier sous-marin et les Syngnathidés qui y sont présents. Pour cela, on pousse un filet de 1 m de large sur une distance de 10 m. Les poissons capturés sont identifiés et mesurés avant, bien sûr, d’être remis à l’eau. Sur la même zone, les observateurs doivent aussi caractériser l’état de l’herbier, par l’estimation visuelle d’une série de variables. La méthode a été testée avec succès en poussant les haveneaux à pied sur les petits fonds, mais aussi en apnée ou en plongée jusqu’à 5 m de profondeur.

Cette méthode devrait permettre de déterminer si les hippocampes – et la famille des Syngnathidés dans son ensemble – peuvent être considérés comme de bons indicateurs de l’état des habitats qu’ils fréquentent (projet SYNTESE - SYNgnathidés TEmoins de la Santé de leur Environnement, soutenu par la Fondation Octopus).